Debroeck développe une œuvre à la fois « figurative et abstraite, narrative et imaginaire, réaliste et mystérieuse ».
Son personnage MOÂ joue le rôle du miroir, nous renvoie à nos propres expériences et à notre vécu.
Dans la lignée des conceptuels, elle utilise tout azimut photographies, papiers et autres, tout en conservant le travail du sculpteur. Elle mêle faits divers et savoir-faire pour provoquer des réactions en nous. Dans les années 90, elle se consacre désormais à la libération de son travail sur la toile en y apportant la sculpture. En 1998, le personnage MOÂ apparu, structurant l’oeuvre et la faisant évoluer. Chaque exposition, chaque œuvre de Debroeck, quelle soit collage, sculpture et surtout sculpture sur toile, est un voyage dans un monde inconnu. Mais paradoxalement, l’univers de l’artiste est assez semblable au nôtre. Bien que très imaginaire, cet univers nous semble proche, si proche que l’acteur principal, MOÂ, nous appelle à une identification. Il va sans dire qu'un tel phénomène n'est pas possible sans la présence de "l'autre" c'est dire du spectateur. Cette proximité est telle que lors d’événements ou de vernissages, MOÂ franchit le pas et vient se joindre, en chair et en os, aux spectateurs en les interpellant pour leur parler de son univers.
Mais qui est réellement MOÂ? Tout simplement la sculpture qui se promène librement dans l’univers de l’artiste. Mais au-delà de cette simple représentation c’est aussi le reflet de tout un chacun. Il faut donc pour entrer dans cet univers lire un court synopsis joint à l’œuvre afin de pénétrer le court métrage mystérieux qui s’offre à nous. Finalement, vous n’êtes plus fasse à un clicher, mais belle et bien devant une courte allégorie interactive que vous pouvez modifier au gré de votre vécu.
Ainsi Debroeck par l’entremise de son personnage devient provocatrice dans le but d’obtenir une réaction du spectateur.